Bureau des Congrès de Nantes-Saint-Nazaire : le grand entretien avec Olivier Le Floch

Olivier Le Floch : l’événementiel nantais en mouvement !

Qu’est-ce qu’un Bureau des Congrès ? À quoi sert-il quand on organise un événement à Nantes ? Pour le troisième épisode de la saison 3 de Good Morning Event, Olivier Le Floch répond sans détour.

 

Il dirige le Bureau des Congrès de Nantes-Saint-Nazaire. Il est aussi directeur général adjoint de la Cité des Congrès de Nantes et du parc des expositions. Trois casquettes pour une même mission : faire de Nantes Saint-Nazaire une destination qui compte dans l’événementiel d’affaires.

 

 

D’un stage à La Folle Journée à la direction générale adjointe

Olivier Le Floch débute il y a plus de 20 ans par un stage à la Cité des Congrès de Nantes. Il gère les clubs d’entreprises de La Folle Journée puis du festival Juste pour Rire. Il travaille aussi sur Les Utopiales, grand festival européen de science-fiction. Son terrain de jeu : relier les entreprises du territoire aux événements culturels.

 

2010, 2018, 2020, 2024 : quatre tournants

En 2010, il rejoint le pôle développement économique et accompagne les porteurs de projets qui veulent accueillir des congrès scientifiques. En 2018, il devient directeur commercial et des productions économiques. En 2020, il prend la direction du Bureau des Congrès, d’abord par intérim.

En juin 2024, il devient directeur général adjoint pour préparer le rapprochement entre la Cité des Congrès et le parc des expositions. Ce rapprochement est effectif depuis le 1er janvier 2026. Il le répète : aucun plan de carrière, un parcours construit au gré des opportunités.

 

 

Le bureau des Congrès : à quoi ça sert ?

Un Bureau des Congrès (convention bureau à l’international) fédère les acteurs de la filière événementielle d’un territoire. Il existe partout en France. Souvent, il se trouve dans l’office de tourisme. À Nantes Saint-Nazaire, il est rattaché à l’agence de développement économique.

Attention à la confusion : le Bureau des Congrès n’est pas le bureau de la Cité des Congrès. Ce sont deux structures différentes.

 

Cinq collèges et une centaine d’adhérents

Le Bureau des Congrès compte plus de 100 adhérents, répartis en cinq collèges : les sites privatisables, les agences événementielles et incentive, les traiteurs, les hôteliers et les prestataires de services. On y trouve des photographes, des agences d’hôtesses, des loueurs de mobilier ou des prestataires techniques. L’adhésion est annuelle. Chaque année, de nouvelles structures la rejoignent.

 

Quatre missions

La première mission est de fédérer. La deuxième est de promouvoir le territoire et de prospecter des événements d’entreprise locaux, régionaux, nationaux ou internationaux. La troisième est le tourisme durable. La quatrième est le rayonnement.

L’équipe compte six personnes. Elle a aussi monté un collectif des Bureaux des Congrès de l’Ouest, qui réunit 11 structures de Brest à La Rochelle en passant par Le Mans. Elle assure par ailleurs la vice-présidence de Coésio, l’association francophone des villes de congrès et des Bureaux des Congrès.

 

 

Tourisme durable : de la formation à « Changez le brief »

Ici, tout est public-privé. En 2022, le Bureau des Congrès lance un programme de formation avec la Chambre de Commerce et le Réseau Éco-Événements. Il dure un an et demi. L’enjeu : accompagner des structures très différentes, des grands équipements de 50 à 60 collaborateurs aux petites équipes de une à trois personnes.

 

Trois chantiers : gaspillage, inclusion, décarbonation

Le premier chantier est la lutte contre le gaspillage alimentaire. Il a donné une charte portée par les traiteurs, présentée comme une première en France et partagée avec d’autres destinations. Le deuxième est l’inclusion, dans les événements et dans les structures. Une charte est attendue dans quelques mois. Le troisième est la décarbonation des événements.

 

« Changez le brief », une journée pour la filière

Cette journée de réflexion, d’inspiration et de débat a réuni la filière autour des transitions et de l’héritage des événements. Héritage économique, mais aussi social, sociétal, sportif et culturel.

Pour Olivier Le Floch, c’est l’aboutissement de quatre ans de travail. Les contenus des tables rondes et des ateliers sont en cours de valorisation. Une deuxième édition est envisagée, à Nantes, dans une forme à définir.

Ce qu’il retient de cette journée ? La capacité de toute la filière à travailler ensemble. Pour un organisateur, cela change tout : des partenaires alignés, quel que soit le lieu ou le prestataire choisi.

 

 

Cité des Congrès et parc des expositions : un seul outil

La Cité des Congrès a 35 ans. Elle se trouve en cœur de ville. Elle accueille des congrès, des événements d’entreprise et une activité culturelle forte : La Folle Journée, Les Utopiales et environ 150 dates de tourneurs par an.

Le parc des expositions se situe dans le quartier de la Beaujoire, sur 21 hectares. Salons professionnels, salons grand public, sport, marathon : il accueille aussi plusieurs matchs du HBC Nantes. Leur nombre devrait passer à six ou sept par saison à partir de 2027.

Réunir les deux équipements permet une stratégie unique, en lien avec les filières d’excellence du territoire : industrie, maritime, énergie, éolien et alimentation.

 

Le LAPS, la salle qui change la donne

Inauguré à la mi-septembre, Le LAPS s’installe dans l’ancien hall 4 du parc des expositions. Scène et gradins sont permanents. La jauge va de 2 500 à 3 000 personnes, entre la Cité des Congrès et le Zénith.

La salle a été construite en trois mois, avec des tribunes réemployées des Jeux Olympiques. Elle est prévue pour cinq ans minimum. Elle répond à la rénovation du Grand Auditorium de la Cité des Congrès, qui va durer environ un an et demi.

Pour les organisateurs, c’est une vraie nouveauté. Plus besoin de tout monter pour une convention d’entreprise ou un congrès. Le nom vient de « laps de temps » : une pause, un moment pour se divertir ou se réunir.

 

 

Nantes face aux autres destinations

Dans l’Ouest, Nantes est une destination de référence. À l’échelle nationale, elle se situe entre la sixième et la septième ville pour l’accueil de manifestations. À l’international, son terrain de jeu est surtout européen.

Elle accueille chaque année une quinzaine à une vingtaine de manifestations internationales selon les critères de l’ICCA. Le plus souvent, elles viennent à Nantes grâce à un champion local, chercheur ou laboratoire reconnu dans sa spécialité.

 

 

Québec et Montréal : des coopérations qui se renforcent

Des chartes de partenariat lient la Cité des Congrès de Nantes aux centres de congrès de Québec et de Montréal. Premier projet : un colloque sur l’eau, avec une première édition à Québec en février prochain et une seconde à Nantes en 2029. Un événement autour de la santé est aussi envisagé avec Montréal.

Autre volet : des échanges de collaborateurs pendant 15 jours. Ils ne viennent pas observer, ils travaillent vraiment dans la structure d’accueil.

 

 

Nantes dans dix ans : ce qu’imagine Olivier Le Floch

Son ambition pour le Bureau des Congrès : devenir une référence européenne du tourisme durable, avec humilité et en gardant le business en ligne de mire. Les deux ne s’opposent pas, dit-il.

Son lieu à surveiller ? La Cité des Imaginaires, au Bas Chantenay, dans le prolongement du musée Jules Verne. Ouverture annoncée en 2029, avec des espaces de culture scientifique et technique et des rooftops.

 

 

Ce qu’on retient

Cet épisode raconte une filière qui s’organise, un territoire qui innove et des équipements qui se réinventent. Pour tout organisateur d’événements dans le Grand Ouest, c’est une écoute utile. Zen Organisation, agence événementielle membre du Bureau des Congrès, est ravie d’avoir donné la parole à Olivier Le Floch.

 

Good Morning Event est le podcast de l’événementiel, signé Zen Organisation et animé par Nicolas Guillermou. Disponible sur toutes les plateformes. Recherchez « Good Morning Event » et abonnez-vous.

Transcription de l’épisode !

 

Générique : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Good Morning Event, le podcast de l’événementiel.

 

Nicolas Guillermou : Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur le podcast Good Morning Event. Aujourd’hui, je suis avec Olivier. Olivier, bonjour.

 

Olivier Le Floch : Bonjour.

 

Nicolas Guillermou : Tu t’appelles Olivier Le Floch et tu es directeur du Bureau des Congrès de Nantes-Saint-Nazaire et également directeur général adjoint de la Cité des Congrès de Nantes et de Exponantes le parc. Pour commencer, Olivier, avec toutes ces casquettes, si tu devais expliquer ton métier à quelqu’un lors d’un dîner, comment le définirais-tu ?

 

Olivier Le Floch : C’est une bonne question. Le périmètre est très large, très varié et très transverse finalement, parce qu’entre les doubles fonctions, il y a beaucoup de mutualisation qu’on peut opérer à travers ces champs. Si je devais présenter mon métier, je dirais que je suis promoteur actif de la destination Nantes Saint-Nazaire à travers ses composantes, aussi bien un outil territorial qu’est le Bureau des Congrès ou la SPL Rendez-vous à Nantes. Je précise effectivement la fusion entre la Cité des Congrès et le parc des expositions a accouché d’une nouvelle marque qui SPL Rendez-vous à Nantes, qui embrase l’ensemble, qui est plutôt une marque commerciale. Rendez-vous à Nantes est aussi l’illustration de deux lieux majeurs. d’événements sur le territoire, aussi bien culturel, économique, sportif ou sociétal.

 

Nicolas Guillermou : Alors, je crois que si on revient un peu sur ton parcours, ça démarre après un BTS et un Master au niveau de la Cité des Congrès, où tu as géré le club des entreprises à la fois de La Folle Journée et d’un festival qui n’existe plus à Nantes, mais qui s’appelle Juste pour Rire.

 

Olivier Le Floch : Tout à fait, j’ai démarré, alors, j’ai eu la chance d’être pris en stage il y a plus de 20 ans maintenant. J’ai aussi eu la chance de faire des rencontres dans ma vie professionnelle qui ont favorisé mon évolution et notamment quand je suis arrivé en stage, j’ai été accompagné par la directrice de la communication de l’époque et devenue directrice de La Folle Journée. Donc j’ai démarré, on va dire, ma vie professionnelle dans le champ culturel puisqu’il y avait La Folle Journée. Donc je valorisais un certain nombre de partenariats auprès d’entreprises du territoire pour qu’elles puissent effectivement se servir de l’événement pour inviter des clients, des prospects. On a dupliqué cette démarche-là sur le festival Juste Pour Rire qui était la version francophone de ce qui se faisait à Montréal depuis plus de 30 ans. Et donc, pendant quatre ans, effectivement, on a accueilli et coproduit l’événement sur le territoire. Puis, on travaillait également sur Les Utopiales, qui va avoir lieu dans quelques jours et qui est un festival majeur européen de science-fiction. Donc, plutôt sur cette partie-là, de travailler avec le tissu économique par le prisme des événements culturels.

 

Nicolas Guillermou : Alors, de stagiaire à directeur général adjoint, il y a forcément un grand gap. Est-ce que ça a été une sorte de continuité ? Est-ce qu’il y a eu des moments un peu charnières qui t’ont permis de gravir ces échelons ?

 

Olivier Le Floch : Oui, forcément. Alors, je répète quand même que je ne suis pas arrivé à la cité en me disant que je voulais être directeur général adjoint. C’est un parcours qui s’est construit au fil de l’eau, au pied au gré des opportunités. Le premier moment charnière, c’est 2010, où c’est à ce moment-là que la Cité des Congrès est en train de se structurer, monter en puissance sur le développement du secteur économique, notamment via le Prisme Congrès, et donc la directrice commerciale de l’époque. réorganise, on va dire, la structure et donc avec un pôle développement assez fort, l’arrivée d’une responsable pour piloter tout ça. Et donc moi, j’ai cette opportunité-là d’intégrer l’équipe et donc sur un pan que je connaisse finalement très peu puisque comme je te le disais auparavant, j’étais vraiment sur le volet plutôt partenariat sur les événements culturels et c’est à ce moment-là qu’effectivement, il y a une équipe qui s’est structurée, qui est montée en puissance et qui a travaillé en étroite collaboration, avec les structures d’enseignement supérieures de recherche sur le territoire, notamment l’Université de Nantes à l’époque qui est devenue Nantes Université, l’École Centrale, l’IMT Atlantique, où on accompagnait un certain nombre de porteurs de projets pour capter des candidatures. Donc ça c’est 2010, je fais ça de 2010 à 2018, il y a l’arrivée d’un nouveau directeur général en 2018 qui opère un plan managérial avec la possibilité de prendre des responsabilités. Donc je lève la main pour effectivement me positionner sur le poste de directeur commercial et des productions économiques. que j’ai la chance d’être retenu. Et donc là, s’opère une nouvelle collaboration avec un nouveau directeur général. Et puis un périmètre de responsabilité qui s’agrandit puisque pour le coup, je commence à manager et j’interviens davantage sur la stratégie que je ne le faisais auparavant. Et puis dernière évolution majeure, c’est effectivement en deux temps, 2020, quand je prends la direction au départ par intérim du Bureau des Congrès. Et puis en 2024, quand mon directeur général me propose de devenir son adjoint pour opérer le rapprochement entre la Cité des Congrès et le parc des expositions qui avait été… posée politiquement 5-6 ans avant par le président de la Chambre de Commerce, Yann Trichard, et par Johanna Rolland, présidente de la Métropole. Et donc, ce travail-là commence vraiment à être opérant, on va dire. Et pour le coup, il me demande de l’accompagner pour opérer cette fusion-là. Et donc, je suis arrivé directeur général adjoint en juin 2024, avec un rapprochement qui est effectif depuis le 1er janvier 2026.

 

Nicolas Guillermou : Alors, on va revenir un peu sur ces deux structures, le rapprochement et Le LAPS, tout à l’heure dans une prochaine partie. On va déjà peut-être faire un premier focus sur le Bureau des Congrès. pour quelqu’un qui ne sait pas ce que c’est qu’un Bureau des Congrès, c’est quoi et à quoi ça sert ?

 

Olivier Le Floch : Par définition, le nom peut être effectivement perturbateur, parce qu’une définition classique, Bureau des Congrès, on va se dire, c’est le bureau de la Cité des Congrès. Beaucoup de gens, effectivement, font l’amalgame entre les deux. Le Bureau des Congrès, il y en a qui existe partout en France, même à l’international, qu’on dénomme convention bureau à l’international. C’est la structure qui fédère l’ensemble des acteurs de la filière événementielle sur un territoire. Voilà, ça c’est classique. Dans 90% des cas en France, les Bureau des Congrès sont situés dans les offices de tourisme, parce que vous avez le pan tourisme d’affaires et le pan tourisme d’agréments. Nous, c’est un choix qui a été fait par la gouvernance de l’époque en 2015, situé au sein de l’agence de développement économique de Nantes-Saint-Nazaire Développement, qui s’est créée à ce moment-là, 2015-2016. On a eu beaucoup de mal, collectivement à l’échelle du territoire, à structurer un Bureau des Congrès établi pendant pas mal d’années. Il y a eu effectivement un petit peu de gérer de flous et d’organisations qui différaient par rapport à d’autres territoires. Et puis, on m’a demandé de prendre l’intérim en 2020, parce qu’effectivement, à l’époque, la fusion entre le parc et la cité commençait à se matérialiser. Et il y avait effectivement une intention d’intégrer le Bureau des Congrès dans cet ensemble. Et puis finalement, je suis arrivé en 2020, plutôt pour gérer les affaires courantes pendant six mois. et puis après effectivement on s’est pris un peu au jeu dans la mesure où on a tout refait du sol au plafond avec les adhérents à l’époque et ça ça a été un élément important, on a mené un certain nombre d’ateliers avec les acteurs du territoire pour entendre leurs souhaits, pour effectivement partager avec eux une ambition commune et puis il y a une offre de service qui est sortie le 15 juin 2021, je me souviens très bien c’était à la Chambre des commerces en présence de Yann Trichard et de Fabrice Roussel qui étaient élus au tourisme à l’époque à la métropole et puis depuis même si effectivement on a poser des inflexions. Globalement, on a une offre structurée, un réseau assez fidèle.

 

Nicolas Guillermou : Alors, tu parlais des adhérents. Aujourd’hui, ça a bien grandi depuis 2020. Il y a plus de 100 adhérents. Quand tu dis adhérents, est-ce que tu peux nous décrire un petit peu les différents collèges d’adhérents, les différentes typologies ?

 

Olivier Le Floch : On a identifié cinq collèges, effectivement, pour que chacun puisse s’y retrouver. Donc, on a le collège des sites privatisables qui représente les sites majeurs, on va dire, sur la métropole. de Nantes et de Saint-Nazaire et j’inclus Pornichet aussi parce qu’effectivement on est sur un périmètre Nantes-Saint-Nazaire parce que l’agence est Nantes-Saint-Nazaire et puis la chambre de commerce qui fait partie de la gouvernance également mais Pornichet est aussi très actif même s’ils n’apparaissent pas dans le nom de la gouvernance. Donc on a les sites privatisables, on va retrouver les grands équipements des plus petits sites, des châteaux. On a une trentaine à peu près d’acteurs qui opèrent, on a les agences événementielles et d’incentives dont tu fais partie, on a les traiteurs événementiels, on a les hôteliers et on a les prestataires de services événementiels, qui est un collège assez pluriel dans la mesure où on va retrouver photographes, agences d’hôtesse, loueurs de mobilier ou prestataires techniques. Donc aujourd’hui, on a une centaine d’adhérents, effectivement, qui adhèrent pour une année avec un renouvellement tous les ans. Et puis, évidemment, de nouvelles structures qui intègrent le Bureau des Congrès chaque année.

 

Nicolas Guillermou : Alors, le but du Bureau des Congrès, ça permet aux adhérents de se retrouver, mais c’est aussi d’offrir un service à des organisateurs, finalement.

 

Olivier Le Floch : Exactement. effectivement, mission première, c’est de fédérer l’ensemble des acteurs. Deuxième mission, c’est effectivement faire la promotion et faire de la prospection également pour les acteurs, donc de capter des événements locaux, régionaux, nationaux, voire internationaux, plutôt sur le périmètre des événements d’entreprise corporate, ce qu’on appelle. Donc, il y a un certain nombre d’actions, un plan d’action commercial, des démarches effectivement qui sont initiées pour valoriser le territoire. Le troisième aspect, c’est effectivement le tourisme durable, mais peut-être on y reviendra tout à l’heure. piliers du Bureau des Congrès. Et puis la quatrième mission, c’est plutôt de l’influence ou le rayonnement, c’est-à-dire que c’est aussi travailler en collectif. On a monté un collectif des organisateurs des Bureau des Congrès de l’Ouest il y a maintenant deux ans, qui réunit 11 structures aujourd’hui qui vont de Brest à La Rochelle en allant jusqu’au Mans. On a intégré le G8, qui est le groupement, qui est un G7 qui est devenu un G8 avec l’intégration de Nantes qui sont les métropoles majeures françaises aujourd’hui. Donc là, on est aussi ravis et assez fiers d’y participer. On est membre de Coésio, qui est l’association francophone des villes de congrès et des Bureau des Congrès, dont on assure la vice-présidence au sein du conseil d’administration depuis six mois maintenant.

 

Nicolas Guillermou : Tu en parlais, le Bureau des Congrès et tous ses adhérents sont assez engagés sur tout ce qui est plus que jamais d’actualité autour de la RSE. Vous avez organisé un très bel événement, pas plus tard qu’il y a un mois, « Changez le brief » , ça s’appelait. Est-ce que tu peux nous raconter un peu, déjà, la genèse ? D’où vient cette idée de mettre l’accent sur ces sujets-là, et puis ensuite, ce qui s’est passé sur cet événement ?

 

Olivier Le Floch : Alors oui, il y a plusieurs étapes. La première, c’est qu’on a été, enfin, c’est un travail public-privé. Et ça, je le souligne souvent, parce que c’est aussi ce qui fait la force du Bureau des Congrès. On a la chance d’avoir la puissance publique, et notamment avec la métropole. qui finance un certain nombre d’actions et qui est moteur sur le sujet du tourisme d’affaires. Mais on a également les acteurs privés très impliqués. Cette idée d’acculturation et de montée en puissance sur le tourisme durable date de 2022. On a la chance d’avoir une directrice Impact, Aspasia Nanaki, qui pilote ce sujet-là, mais qui a travaillé évidemment avec les équipes, mais aussi avec les acteurs privés pour structurer une offre. Ça a commencé en 2022 par un programme de formation. qui a été piloté par la Chambre de Commerce et le Réseau Eco-Événements, où on a formé ou acculturé un certain nombre d’acteurs, parce qu’il faut le avoir aussi en tête, c’est que le Bureau des Congrès, il y a une grande disparité en termes de taille de structure. On a des grands équipements à plus de 50, 60 collaborateurs, puis il y a des plus petites structures, 1, 2, 3 collaborateurs, qui nous disent « moi je suis hyper intéressé pour m’impliquer dans la démarche, mais par contre il faut m’accompagner » . Donc il faut tenir compte effectivement de cette typologie-là. Donc on les a formés pendant un an et demi à peu près. Et puis en fin 2022, on s’est dit qu’il faut qu’on travaille sur trois sujets majeurs. Le premier, c’était la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le deuxième, c’était l’inclusion. Et le troisième, c’est plutôt la décarbonation des événements. Donc le gaspillage alimentaire, ça aboutit à un travail public-privé avec une charte qui est sortie il y a deux ans et qui a été opérée par les acteurs et notamment les traiteurs, qui est une première en France, qu’on a rendue aussi accessible à nos homologues. Ensuite, on a mené, et c’est toujours en cours, un travail sur l’inclusion. inclusion dans les événements, mais inclusion également dans les structures, membres du Bureau des Congrès. Donc là, il y a un travail avec probablement effectivement aussi le même niveau d’engagement, une charte certainement qui aboutira dans quelques mois pour que le territoire soit un peu pionnier là-dessus. Et en parallèle de ça, en 2021-2022, on fait venir un événement plutôt business sur le territoire en se disant que c’est intéressant qu’à un moment donné, dans l’Ouest, il y ait un événement aussi pour nos membres qui puissent générer du business en rencontrant des acheteurs de différentes origines. Événement très business ça on ne sait pas faire par contre événement de contenu on se dit il y a peut-être une carte à jouer pour à un moment donné prendre une place qui n’existe pas au niveau régional voire même au niveau national tout en étant modeste et est venue l’idée conjointement avec les acteurs du Bureau des Congrès un certain nombre qui ont émis le souhait d’avoir un événement de la filière et donc on s’est mis en ordre de marche en se disant le Bureau des Congrès et l’agence Nantes-Saint-Nazaire développement qui a cette agilité là et bien on se donne l’ambition de produire un événement donc c’est changer le brief qui est effectivement comme tu l’as rappelé s’est tenu il y a trois semaines qui était une journée de réflexion, d’inspiration, de débat aussi autour du sujet des transitions, autour de l’héritage des événements, parce que souvent on parle d’héritage économique ou d’impact économique, mais il y a aussi l’impact social, sociétal, bâtimentaire, sportif, culturel, c’est très large. Et donc cet événement était un peu, comme je l’ai exprimé à la fin, parce que globalement ça a quand même été une réussite, l’aboutissement d’un travail de quatre ans sur ces sujets-là. pour à la fois mettre en avant le travail du Bureau des Congrès et de ses équipes, et puis effectivement rendre à la filière aussi un certain nombre de sujets et qu’ils puissent s’en saisir pour que chacun progresse individuellement et collectivement dans son domaine.

 

Nicolas Guillermou : Alors pour des gens qui, comme moi malheureusement, n’ont pas pu venir, j’étais en déplacement sur un événement, parce que c’est aussi notre métier d’être sur des événements ce jour-là, est-ce qu’il y a aujourd’hui la possibilité de récupérer finalement un peu de contenu de ce qui s’est dit, de ce qui s’est fait, des échanges, des tables rondes ?

 

Olivier Le Floch : Oui, il va y avoir effectivement, c’est en cours de formalisation, on va dire une valorisation de ce qui s’est dit durant la journée, durant les ateliers et les tables rondes, pour qu’on laisse aussi quelque part un leg, on va dire, de cet événement là, et que ce ne soit pas juste un one-shot en se disant « Bon, on a fait un événement, c’est chouette, il y a eu du monde, mais finalement, on n’en fait rien après. » Donc, on souhaite capitaliser là-dessus à la fois dans le contenu, mais aussi dans la stratégie de développement du Bureau des Congrès, en se disant bah On a fait cet événement qui a fédéré au-delà même de la métropole, puisqu’on a eu un certain nombre de destinations ou d’organisateurs d’événements qui venaient hors territoire de Paris ou d’autres villes de France, notamment pas mal de métropoles. Et donc l’idée, c’est de voir comment nous, on continue à accompagner cette filière-là, comment on contribue aussi modestement, mais à notre niveau de faire de Nantes, un territoire d’expérimentation et de contribution aux évolutions de la filière. Et là, c’est clairement un positionnement assumé et affiché de se dire aujourd’hui, on est un Bureau des Congrès, on fédère, effectivement, on fait de la promotion pour capter du business pour les adhérents, mais aussi on est contributeur pour faire évoluer les pratiques. Et ça, c’est un élément sur lequel on est très attaché.

 

Nicolas Guillermou : S’il y avait une grande idée qui est ressortie de cette journée que tu voudrais nous partager ?

 

Olivier Le Floch : J’irais déjà à la capacité à travailler ensemble et à partager les mêmes problématiques. parce que ce n’est pas forcément simple. Et le Bureau des Congrès, c’est la richesse aussi de ça. C’est la pluralité des acteurs avec forcément, je dirais, des orientations différentes pour certains, des cultures différentes. Et donc, c’est le fait de rassembler cette famille-là de l’événementiel. Et ça, je pense que le pari est plutôt réussi. Et c’est que tout le monde converge vers le même objectif, c’est de se dire sur le territoire, que ce soit les traiteurs, les agences, les sites, effectivement tout le monde affiche la même ambition et notamment pour les organisateurs d’événements, parce qu’on le fait aussi pour les organisateurs d’événements, c’est de dire quand vous venez à Nantes ou Saint-Nazaire, vous avez des partenaires alignés dans le même objectif et ça c’est précieux, parce que pour le coup ils ne sentent pas de différence de traitement qu’ils aillent dans un site et qu’ils choisissent un traiteur ou qu’ils aillent dans un hôtel, tout le monde affiche la même ambition, donc ça c’est une chose qu’on retient de l’événement. Et puis de deux, il y a un deuxième sujet, c’est que c’est forcément le sujet de l’impact des événements et comment on capitalise davantage dessus. Au-delà de se dire juste, allez, je remplis ma salle ou je fais un chiffre d’affaires à l’instant T, c’est comment cet événement là, donne du sens et une répercussion sur le territoire et crée effectivement un impact qui va au-delà de l’impact économique parce que le fait de faire venir certains événements permet effectivement de mobiliser un certain nombre d’acteurs aussi sur le territoire, académiques, de l’économie sociale et solidaire, des associations. Et donc, c’est effectivement changer un petit peu le prisme dans notre façon d’accueillir les événements et de ne pas juste faire de la masse, mais faire aussi, à un moment donné, d’accueillir des événements qui font sens aussi avec le territoire.

 

Nicolas Guillermou : Alors, c’est peut-être un petit peu tôt pour poser la question, mais est-ce qu’il y a une deuxième édition qui est peut-être prévue ?

 

Olivier Le Floch : Oui, alors pas tout de suite. Ce que j’ai évoqué au moment de la clôture de l’événement, c’est de se dire qu’on ne peut pas rester là-dessus parce que globalement, on a eu des très bons retours et on a vu que la journée était utile, plus qu’utile. Donc effectivement, c’est de se donner l’ambition certainement d’une deuxième édition. On verra la forme que ça prendra.

 

Nicolas Guillermou : Qui serait nantaise encore ou qui peut être ailleurs ?

 

Olivier Le Floch : Qui serait nantaise parce que tout en restant modeste, et j’insiste là-dessus, on veut aussi, parce que c’est l’ambition politique affichée, Johanna Rolland est venue au 10 ans du Bureau des Congrès. Elle nous a dit qu’elle souhaitait, et c’est une ambition partagée, faire de Nantes la destination du tourisme durable à l’échelle européenne.

 

Nicolas Guillermou : Johanna Rolland, la maire de Nantes.

 

Olivier Le Floch : Maire de Nantes, présidente de Nantes Métropole, mais également présidente de Nantes Saint-Nazaire Développement dont fait partie le Bureau des Congrès. Donc c’est une ambition partagée, évidemment, et on doit être à la hauteur de ces enjeux-là. Et donc, effectivement, l’idée, c’est de placer Nantes comme lieu d’expérimentation et de contribution à la filière. Donc, effectivement, le travail ne va pas s’arrêter. C’est une première brique, mais l’ambition, elle affiche.

 

Nicolas Guillermou : Alors, si on revient sur ces deux beaux équipements que sont la Cité des Congrès et le Parc des Expos de Nantes, est-ce que déjà, peut-être, tu peux nous décrire assez succinctement les espaces, où il se trouve la taille des espaces qu’on a sur ces deux équipements ?

 

Olivier Le Floch : Alors la Cité des Congrès a 35 ans cette année, située en cœur de ville. Et puis on a un parc des expositions qui est situé dans le quartier de la Beaujoire, en face du stade de foot, donc plutôt en périphérique, mais qui reste quand même très proche du centre-ville, avec deux lieux très accessibles. Parce que pour le coup, on a à la fois le tramway qui dépose au parc des expositions, mais également la Cité des Congrès avec cette offre clé en main, entre guillemets, et compacte parce qu’on a les hôtels à côté, on a la gare à proximité, on a le centre-ville à côté. La Cité est plutôt un équipement dédié au congrès et à la culture. C’est la double vocation, effectivement, de sa création. Donc aussi bien accueillir Cité des Congrès scientifiques, associatifs, des événements d’entreprise ou des événements sociétaux. Et puis une activité culturelle très forte, parce qu’on produit La Folle Journée depuis plus de 20 ans. Le festival Les Utopiales, j’en ai parlé tout à l’heure. Et on accueille à peu près 150 dates de tourneurs à l’année. Donc ça, c’est la dimension plutôt Cité des Congrès. On pourra parler de la rénovation aussi dans un second temps. Le parc des expositions, historiquement, c’est plutôt salon. Salon professionnel, salon B2B, salon B2C, le sport, parce que ça fait dix ans maintenant qu’on accueille la saga XXL du HBC Nantes, qui délocalise trois, quatre matchs au mois de décembre, souvent sur une jauge à 10 000 personnes versus une jauge à 6 000 dans la H Arena.

 

Nicolas Guillermou : Le marathon aussi.

 

Olivier Le Floch : Le marathon, exactement. Le marathon qui est à la Cité avant et qui a migré vers le parc et avec qui on a des relations à la fois de confiance, mais aussi… de développement, parce que pour le coup, on a d’autres projets avec OC Sport notamment, qui effectivement a repris Sport Ouest Organisation. Donc ça, c’était le schéma, effectivement, la photographie au moment de l’intention de fusionner les deux équipements. Et puis, il y a une ambition politique que j’évoquais tout à l’heure, parce que la Chambre de Commerce gérait le parc des expositions. Son président, Yann Trichard, a souhaité, en étroite collaboration avec Johanna Rolland, favoriser le rapprochement des deux équipements, sachant que, entre guillemets, c’est une anomalie parce que quand vous faites la photographie des métropoles en France aujourd’hui, l’ensemble quasiment des métropoles ont le Palais Cité des Congrès et le Parc des Expositions au sein de la même structure, ce qui n’était pas le cas à Nantes. Donc anomalie réparée, mais c’est surtout de se donner une ambition commune à travers un seul outil, donc à travers la SPL Rendez-vous à Nantes, d’avoir effectivement une stratégie unique, une stratégie en lien avec les filières d’excellence du territoire, une stratégie où la culture a aussi bien sa place à la cité, mais dorénavant au parc. On va revenir avec Le LAPS tout à l’heure. ou le sport au-delà de l’accueil des matchs du HBC Nantes qui effectivement seront plus importantes à l’avenir parce qu’à partir de 2027, on a une plage qui va se densifier. Donc on aura entre 6 et 7 matchs à partir de 2027 du HBC Nantes, entre novembre et décembre globalement. Donc ça montre aussi l’ambition de la métropole là-dessus d’accompagner les clubs de haut niveau, mais également de travailler sur le développement du sport parce qu’on a 21 hectares au niveau du parc. Donc sport indoor à outdoor, on a l’Erdre à côté, donc on a un terrain de jeu qui est assez intéressant. Donc on est aussi sur cet axe-là. Et puis bon, il y a le LAPS qui a été inauguré mi-septembre, qui répond à la fois à la fermeture de la cité pour rénovation du Grand Auditorium, qui va s’étaler sur un an et demi.

 

Nicolas Guillermou : Le Grand Auditorium, c’était 2000 places.

 

Olivier Le Floch : 2000 places, exactement. Mais là, avec la création d’une jauge intermédiaire entre la Cité des Congrès et le Zénith, même si effectivement le Zénith, on peut monter jusqu’à 9000 personnes, mais qui se situe entre 2500 et 3000 personnes. Voilà, et donc l’idée, c’est d’absorber effectivement ces 150 dates annuelles qu’on recevait à la cité, mais aussi d’offrir un terrain de jeu aux organisateurs d’événements à la fois culturels, économiques et sociétals, voire sportifs, d’un équipement pérenne, puisque pour le coup, effectivement, ça a été acté que Le LAPS durerait cinq ans. à minima.

 

Nicolas Guillermou : Donc pour que les gens comprennent ce qui était le Hall 4, en fait, change finalement de nom, qui était un hall avec uniquement un hangar avec une dalle béton et maintenant une structure avec une scène et surtout des gradins qui vont être finalement permanents et qui, pour un organisateur d’événements, il n’y a pas besoin de tout construire. Ils peuvent venir utiliser un équipement qui est déjà prêt.

 

Olivier Le Floch : Exactement, ce qui n’existait pas au parc parce que typiquement, dès que vous accueillez une convention d’entreprise ou un congrès, il fallait monter effectivement des gradins ou mettre en place un dispositif. Donc là, pour le coup, cette salle là va pouvoir répondre à ce besoin-là, d’aller aussi chasser ou prospecter des événements qui forcément ne pensaient pas forcément au parc auparavant. Voilà, donc des conventions d’entreprise, Cité des Congrès. On a déjà des belles confirmations sur 2027, donc on est plutôt confiants parce qu’on voit que les organisateurs se saisissent. On a des très bons retours des tourneurs sur les premières dates parce que forcément, peut se poser la question de la construction d’une salle dans un hall d’un parc expo en disant finalement, est-ce que le son, est-ce que les conditions d’accueil vont être au niveau ? Les retours qu’on peut avoir aujourd’hui sont quand même très satisfaisant. Donc, ça nous conforte effectivement dans l’option qui a été choisie. Je rappelle que c’est aussi un investissement de la SPL Rendez-vous à Nantes avec un soutien de la métropole à hauteur de 500 000 euros. Il faut savoir que cette salle s’est construite dans un temps record parce que c’est trois mois de construction. C’est mon collègue Philippe Guillet qui a piloté le projet et donc avec du réemploi parce qu’on a utilisé des tribunes qui ont été utilisées sur les Jeux Olympiques. Donc, ça montre aussi par rapport aux marqueurs du territoire qu’on est plutôt cohérent avec ça. Et donc, l’idée maintenant, c’est effectivement que les tourneurs puisse s’approprier la salle, que le public puisse s’approprier la salle aussi, puisqu’il y a un enjeu d’image et de valorisation du lieu et d’appropriation du lieu, puisque pour le coup, Le LAPS n’existait pas jusqu’à il y a encore deux mois. Autant la cité, les gens l’identifient bien pour la partie culturelle, notamment quand ils viennent sur La Folle Journée ou qu’ils viennent voir un spectacle d’humour ou de variété. Autant Le LAPS, il y a un enjeu d’appropriation des Nantaises et des Nantais sur cet nouvel outil.

 

Nicolas Guillermou : Alors Le LAPS, est-ce que ça veut dire quelque chose ?

 

Olivier Le Floch : C’est une agence qui nous a accompagnés, qui a fait un travail assez extraordinaire aussi bien sur ce nom-là que sur le nom de laSPL Rendez-vous à Nantes. Le LAPS, c’est plutôt un laps de temps. Je ne suis pas un communicant. Ce n’est pas des initiales de lettres, c’est vraiment le terme, le côté laps. C’est un laps de temps. On vient effectivement prendre une pause à un moment donné, aussi bien en se divertissant à travers un spectacle ou à travers un congrès. Donc, c’est plutôt cette signification-là. Et donc on voit bien aussi qu’il y a des marqueurs d’images, de communications puisqu’on a un logo associé, toute une signalétique et un parcours on va dire visiteur quand on arrive sur la porte qui est située juste en face du stade de foot de la Beaujoire avec une déambulation qui mène jusqu’à la salle et puis un environnement extérieur dont on a fait profiter les Nantaises et les Nantais au week-end inaugural avec un certain nombre de food trucks, donc on voit bien qu’il y a un espace et il y a un terrain de jeu qui sont on va dire je dirais les prémices de la stratégie d’ouverture qu’on a posée avec notre président Francky Trichet, qui est le président de la SPL, qui était déjà le président de la cité, mais qui effectivement, aujourd’hui, est également président de la SPL et élu au tourisme depuis les élections municipales du mois d’avril. Donc, cette stratégie d’ouverture et de rendre plus accessible le parc aussi aux citoyens. On est dans un quartier qui va accueillir 10 000 nouveaux habitants dans les 5 ans, entre Haluchère et Saint-Joseph-de-la-Porterie. Et on croit beaucoup, en tous les cas, nous, c’est notre conviction, à l’ouverture demain de ces espaces là. aussi bien tout en gardant des activités traditionnelles d’accueil d’événements professionnels, mais permettre aux citoyens de s’approprier aussi des lieux et d’envisager une mixité des publics. Et ça, c’est vraiment une conviction qu’on porte depuis déjà plusieurs années et qu’on souhaite développer tout en acceptant effectivement qu’aujourd’hui, on est dans des temps aussi contraints économiquement et qu’on doit jalonner ça, effectivement, mais d’une ambition qui reste la même.

 

Nicolas Guillermou : Parce qu’il faut aussi se rendre compte quand on est public non initié, finalement. On voit les événements grand public dans ces lieux-là. On voit la foire de Nantes, on voit tel spectacle. Mais on ne se rend pas compte qu’entre ces événements grand public, il y a énormément d’événements qui sont privés, qui peuvent être de tous types. On parlait de salons professionnels, mais c’est des salons où il y a un salon qui s’appelle par exemple BTLec, où je crois que c’est Leclerc qui fait venir les fournisseurs de matériel pour présenter à tous les directeurs de magasins, tous les chefs de rayon et ainsi de suite, le matériel qu’ils vont avoir l’année suivante dans leur magasin. Et donc, c’est comme un salon type foire de Nantes. où ne rentrent que les gens qui ont été conviés. Et ça, il y en a tout au long de l’année.

 

Olivier Le Floch : Et puis qu’il reste une stratégie, en tous les cas, dans notre stratégie, c’est un élément fondamental. C’est-à-dire que les événements économiques restent une priorité. Parce qu’effectivement, on est là aussi pour accueillir des organisateurs d’événements. On est là pour mettre en avant les filières d’excellence du territoire. Et tu citais tout à l’heure, effectivement, Leclerc. On a leur CAB, on a le Carrefour du Bois, qui est un événement majeur, qui a réuni 15 000 personnes. tous les deux ans. Et donc, effectivement, l’accueil de ces grands congrès. On a eu l’APM en 2023, qui était quand même aussi une très belle réussite. On a eu 6000 chefs d’entreprise. Donc, on a aussi dans notre stratégie de développement l’idée d’aller, de continuer à aller prospecter ces grands événements tournants, qui majoritairement tournent sur les métropoles françaises, parce que ce sont des événements avec une grosse volumétrie. Donc, forcément, toutes les destinations ne peuvent pas l’accueillir. Mais ça fait partie, c’est un des axes de développement, clairement, qui a été qui existe depuis un certain nombre d’années et qui est clairement identifié pour le futur.

 

Nicolas Guillermou : Puis on a des entreprises qui viennent, par exemple, fêter un anniversaire, les 30 ans, 40 ans, 50 ans, qui ont besoin de réunir énormément de collaborateurs de plein de régions différentes, qui disent que dans un espace comme celui-ci, qu’on peut privatiser, fermer et accueillir en sécurité, pouvoir faire la fête, passer des messages.

 

Olivier Le Floch : Tout en respectant les consignes de sécurité, parce que pour le coup, on a aussi des enjeux de sécurité, puisqu’effectivement, on a l’Erdre à côter, et qu’on reste effectivement une délégation de services publics. Donc, on est aussi très soucieux de respecter effectivement cet environnement-là. Après, on a aussi cette logique d’être un petit peu plus, d’éditorialiser ce qui se passe au parc, notamment, ce qui était plutôt le cas à la cité. Et effectivement, de coller à la fois avec les filières d’excellence du territoire, On parle de l’industrie, on parle du maritime, on parle de l’énergie, on parle de l’éolien. Donc il y a un certain nombre de marqueurs forts sur le territoire. Serbotel aussi. Serbotel, forcément, qui est une de nos pépites, clairement, autour de l’alimentation. Le concept de Nantes en pleine santé, qui est défendu notamment par nos élus et Francky Trichet en première ligne, autour du sport, autour du bien manger. Donc ça, clairement, il faut que la stratégie d’accueil ou de production, parce que Serbotel, pour le coup, c’est une production. Elle soit cohérente, effectivement, et notamment dans un agenda équilibré. Alors l’idée, ce n’est pas de mettre de côté un certain nombre de manifestations, mais c’est d’être un peu plus ciblé aussi dans ce qu’on produit, que ça fasse davantage sens avec le territoire et dans ce qu’on accueille, pour que ce soit cohérent et notamment, je fais le parallèle avec le Bureau des Congrès, on a des marqueurs forts sur le territoire, on parlait d’héritage, d’impact et de cohérence, effectivement, de valeur. Il faut que ça puisse se traduire aussi. dans les grands équipements, puisqu’on reste effectivement avec une gouvernance identique, à savoir la métropole. Donc, on ne peut pas avoir une stratégie qui soit différente à cette échelle là.

 

Nicolas Guillermou : Alors, avec tout ce travail, on arrive finalement un peu à classer Nantes, à la fois au niveau français et au niveau international. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu quels sont justement les indicateurs et le positionnement de Nantes et puis finalement un peu des autres grandes villes françaises ?

 

Olivier Le Floch : Au niveau de l’Ouest, encore une fois, en toute modestie, on est comme la destination de référence, qui est aussi forcément liée à la taille de la métropole. Mais on a un historique, effectivement, qui se justifie par l’accueil d’événements, les productions et ce qu’on pose à l’agenda. Au niveau national, on est aussi à l’image de ce qui se fait à la métropole en termes de taille. On se situe à la sixième, septième ville française en termes d’accueil de manifestations. Mais par contre, on discute avec tout le monde et notamment avec les destinations dites leaders, qui nous tirent vers le haut et qui nous challenge aussi. C’était l’intérêt d’intégrer le G8, notamment, que je t’évoquais tout à l’heure. Le collectif des Bureau des Congrès, on est ravis de l’Ouest parce qu’effectivement, il y a une dynamique, on va dire, territoriale du Grand Ouest. Le G8, effectivement, on est dans une dimension où on a des leaders type Paris, Lyon, Marseille, qui ont forcément des temps d’avance sur un certain nombre de sujets. Mais on vient aussi contribuer à ces réflexions-là à l’échelle nationale. Et puis, à l’échelle internationale, on va dire qu’on se situe plutôt à l’échelle continentale parce que notre terrain de jeu, c’est plutôt l’Europe. Il faut être aussi assez lucide là-dessus. De toute façon, aujourd’hui, quand on accueille des événements internationaux, dans 90%, 95% des cas, on les accueille parce qu’on a un champion ou une championne locale dans un domaine de spécialité. Je cite souvent le congrès mondial de planétologie qu’on a eu il y a quelques années. On l’a fait venir à Nantes, c’était plus de 1000 personnes et puis en plus ça a été adossé à une expo grand public. On le fait venir parce qu’à l’époque, et toujours dans le Giro, même s’il a pris d’autres fonctions, on a un chercheur et un laboratoire. reconnu internationalement et très impliqué dans cette société savante et pour le coup on le fait venir parce qu’on a cette personne là alors après il faut avoir les capacités d’accueil du centre de congrès, d’hôtel et la volonté de le territoire de l’accueillir mais on est quand même très dépendant de nos porteurs de projet et donc à l’échelle internationale on reste quand même une destination isolée on va dire par rapport à un certain nombre de grandes capitales qui ne boxent pas dans la même catégorie Mais en même temps, on arrive à faire venir une quinzaine, une vingtaine de manifestations dites internationales selon les critères de référence de l’Association internationale des centres de congrès, qui s’appelle ICCA, qui a un classement annuel et on se situe entre la 110e et la 150e place à peu près annuellement.

 

Nicolas Guillermou : ICCA, c’est ICCA, si vous cherchez des infos. J’ai cru lire qu’il y avait quelques villes qui subventionnaient même certains congrès pour les faire venir.Est-ce que c’est des pratiques qui sont courantes ? Est-ce que tu as un peu plus d’infos là-dessus ou pas ?

 

Olivier Le Floch : Alors nous, le schéma est très clair et très sain, très vertueux, parce que ça reste de l’argent public. Donc on ne subventionne pas les congrès. Par contre, la métropole peut soutenir des manifestations si déficit est avéré, notamment en lien avec les filières d’excellence du territoire. C’est-à-dire qu’il y a un certain nombre de critères qui ont été établis, qui ont été validés par nos élus, qui correspondent effectivement à la grille d’analyse qu’on peut avoir sur le territoire et qui correspondent encore une fois au marqueur du territoire. Et donc, si un congrès rentre dans cette catégorie-là, parce qu’il faut savoir qu’un congrès scientifique, généralement, quand il est organisé, les organisateurs ne cherchent pas le bénéfice, ils cherchent au moins d’arriver à l’équilibre. L’idée, c’est surtout de se réunir, de partager des travaux, du savoir, des bonnes pratiques entre confrères. Et donc, la métropole, selon des critères, peut être amenée à soutenir la manifestation s’il y a un petit déficit avéré, mais ça reste des enveloppes qui sont modestes. Et je trouve ça assez vertueux, parce qu’effectivement, sans rentrer dans la polémique, par le passé, il y avait certains territoires qui, entre guillemets, achetaient le Congrès. C’est-à-dire qu’ils mettaient sur la table une certaine somme pour que le Congrès vienne. Nous, on n’a jamais fonctionné comme ça. Je suis assez à l’aise avec ce modèle-là parce que, pour le coup, encore une fois, ça reste de l’argent public. Donc, il faut qu’on puisse l’utiliser à bon escient.

 

Nicolas Guillermou : Tu parlais aussi tout à l’heure du Bureau des Congrès de l’Ouest. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu, depuis que ça a été créé, quels ont été les plus-values pour Nantes et puis peut-être aussi pour les autres villes un peu plus petites, de se rattacher à Nantes finalement ?

 

Olivier Le Floch : En fait, on s’est organisé de manière finalement assez naturelle. Sachant qu’effectivement, on se connaît quand même très bien parce qu’on se croise dans les réseaux, on échange souvent sur des bonnes pratiques. Et c’est toujours intéressant d’échanger avec nos homologues, même s’ils restent concurrents. Moi, je trouve que ça nous challenge toujours, donc c’est assez vertueux. C’est Nantes qui a proposé effectivement de monter ce collective là, puisqu’on a des territoires assez avancés. C’est le cas plutôt de Nantes, Rennes, voire Brest sur ces sujets-là, d’autres territoires. qui effectivement, parce qu’ils ont une notoriété qui n’est pas la même, je pense à Saint-Brieuc ou à Vannes, qui commence à se structurer. Donc l’idée, effectivement, c’est de pouvoir aussi partager un certain nombre de problématiques territoriales, parce que là, on n’est pas sur les équipements, on est vraiment sur les sujets de destination. Donc à la fois, on se rencontre deux fois par an. On a une rencontre annuelle. La première s’est faite à Nantes il y a deux ans. À Rennes l’année dernière, ce sera à Saint-Brieuc en fin d’année. Et puis en parallèle de ça, c’est aussi intéressant pour les équipes, parce qu’effectivement, le Bureau des Congrès, c’est six personnes aujourd’hui. On a une personne en charge de l’animation du réseau, une personne sur le commercial, une personne sur la communication, sur le tourisme durable. Et c’est pour permettre aux équipes aussi d’échanger leurs problématiques avec leurs homologues, même si tous les Bureau des Congrès ne sont pas structurés de la même manière, avec le même effectif. Donc, il y a des travaux qui ont été menés, qui sont en cours, d’autres qui vont être lancés, où effectivement, les équipes se réunissent en visio, généralement, pour travailler sur des enjeux de communication, de partage de plans d’action commerciaux. Voilà, donc ça c’est intéressant à la fois pour les directions de Bureau des Congrès pour échanger sur les stratégies et les problématiques. Il faut savoir aussi que typiquement, les élections municipales sont passées au mois d’avril et qu’il y a eu des changements de gouvernance aussi dans des territoires, avec effectivement des inflexions pour le coup. Et puis, permettre aux équipes aussi d’avoir des échanges naturels avec leurs homologues. Donc, ça s’est fait à cette échelle là. On n’a pas d’association. C’est vraiment un collectif qui n’a pas de valeur juridique, entre guillemets. Il n’y a pas de présidence ou de bureau. Et ça se fait en bonne intelligence, sans se mettre trop de pression non plus, parce qu’on est déjà présent dans un certain nombre de réseaux. Chacun a son quotidien aussi. Donc, effectivement, c’est d’avoir un équilibre entre les rencontres et puis les sujets qu’on peut mettre à l’ordre du jour.

 

Nicolas Guillermou : Alors, le Bureau des Congrès, il vient de fêter ses 10 ans. Si on se projetait, par exemple, 10 ans plus tard, pour les 20 ans du Bureau des Congrès, comment est-ce que tu l’imagines, toi, ce Bureau des Congrès de Nantes-Saint-Nazaire ?

 

Olivier Le Floch : Je te l’ai dit tout à l’heure, le leader européen du tourisme durable, moi j’aime bien ce genre de challenge, même si effectivement ça peut être de l’incantation, et encore, je ne pense pas. Je pense qu’on est à la fois ambitieux et en toute humilité. Je pense que c’est les deux valeurs du Bureau des Congrès, c’est qu’on a cette chance d’avoir un collectif qui est quand même assez extraordinaire, je le dis en toute sincérité, parce que quand je vois le taux de renouvellement des adhérents, le taux de présence aux événements, le taux d’implication de nos représentants collèges ou même des adhérents, lors des séquences qui sont organisées soit par le Bureau des Congrès, soit par les collèges, on tient vraiment quelque chose de précieux et sur lequel je suis viscéralement attaché puisque sans les adhérents, le Bureau des Congrès, c’est une coquille vide. Donc, on a cette chance-là d’avoir un collectif malgré la situation qui n’est pas simple, économiquement aussi, socialement, et si on fait de la géopolitique un petit peu, malgré tout, il y a cette volonté de continuer à travailler ensemble. Donc ça, c’est effectivement quelque chose d’important pour nous. Et puis, on a posé effectivement des jalons pour le futur, ce qu’on a mis en place en termes de collectif, ce qu’on a mis en place sur le tourisme durable. Moi, je crois beaucoup que le Bureau des Congrès doit clairement afficher cette différence aujourd’hui. Alors l’idée, ce n’est pas de vouloir faire absolument pas comme les autres, mais de se dire à un moment donné, on est effectivement un espace, on réunit l’ensemble de la filière, on est un espace, on continue à générer du business parce qu’en tous les cas, moi, tant que je serai directeur du Bureau des Congrès, je suis très attaché à ça, que les acteurs puissent générer du business parce que c’est aussi comme ça que ça fonctionne. Mais à côté de ça, de mener des transitions. Et l’un n’est pas incompatible avec l’autre. Et donc de clairement afficher le fait qu’on est un Bureau des Congrès. On pourrait même enlever le nom à terme du mot Bureau des Congrès. On est la filière d’événementiel du tourisme d’affaires sur le territoire. Et donc, on doit opérer des changements. On doit participer à des stratégies différentes de ce qui a été fait par le passé. Et effectivement, proposer aussi à la filière au niveau national des contributions. Et changer le brief était un peu l’illustration de tout ça. Donc, dans dix ans, j’espère qu’effectivement, le Bureau des Congrès restera toujours, que Nantes sera vue comme une ville en perpétuel mouvement parce qu’effectivement, aujourd’hui, on est sur un territoire qui se transforme aussi. On voit bien la fusion entre le parc et la cité, c’est une ambition. La transformation de l’accessibilité à Nantes avec des nouvelles voies de tramway qui va arriver, La Cité des Imaginaires qui va arriver sur le Bas Chantenay. On est sur un territoire qui continue à innover et un territoire qui reste dynamique, malgré des fois quelques critiques qui émanent de certains médias. Nantes est une ville où il fait bon vivre et où les organisateurs d’événements sont aussi très contents parce que quand on voit le taux de satisfaction qu’on a post-événement, pour le coup, c’est un marqueur qui est juste factuel.

 

Nicolas Guillermou : Alors un autre endroit où il fait bon vivre, on en parlait tout à l’heure un peu hors micro, Nantes a depuis des années des liens privilégiés avec Montréal. Et Québec. Et Québec. Et donc tu me disais que tu as eu plusieurs fois, je crois, l’occasion d’aller là-bas. qu’est-ce qu’on peut aller chercher là-bas ? Quelles sont les bonnes idées, les bonnes façons de faire, les différences qu’il y a entre la façon d’organiser les congrès chez nous en France et puis outre-Atlantique ?

 

Olivier Le Floch : Déjà, les collaborations avec Montréal et Québec, elles sont historiques, d’être depuis plus de dix ans, elles ont été posées à l’échelle de la métropole et Nantes affiche clairement l’ambition d’être territoire ouvert sur le monde. Donc là, ça montre effectivement que les coopérations, et notamment transatlantiques, elles sont solides et sont amenées en plus à se renforcer. Donc effectivement nous, au niveau de SPL Rendez-vous à Nantes, donc la Cité des Congrès Parc Expo, on a des chartes de partenariat avec le Centre de congrès de Québec et le Centre de congrès de Montréal, qui ont été signés il y a quelques années, sur des sujets structurants. Et je prends comme exemple un Colloque qu’on va organiser avec Québec au mois de février prochain sur l’eau. Première édition à Québec en février prochain. Deuxième édition à Nantes en 2029. Donc ça, c’est le premier sujet. Avec Montréal, on travaille aussi, on a des intentions sur un événement autour de la santé. sur un calendrier un peu plus lointain. Donc déjà, c’est le sujet de collaboration et dans lequel Nantes Université, typiquement sur le Colloque sur l’eau, est très impliquée. Deuxième sujet, c’est un partage d’expérience. Et donc, depuis déjà deux ans maintenant, avec Québec notamment, on fait profiter à des collaborateurs le fait de pouvoir aller s’immerger pendant 15 jours à Québec et bientôt à Montréal, sur la base de candidatures et de projets aussi en lien avec leurs fonctions, que c’est hyper intéressant. Donc, on a déjà deux collaborateurs qui sont allés à Québec. On a reçu également des collaborateurs du Centre de Congrès de Québec qui viennent également en nous rendant compte d’un travail effectif pendant 15 jours. Ce n’est pas juste je viens découvrir des services. Non, c’est vraiment un sujet qui est posé et une contribution qui est rapportée effectivement à la structure qui l’accueille. Donc, ça, c’est hyper intéressant parce que ça permet aussi de se régénérer, aller prendre des bonnes idées parce qu’il y a des méthodes qui sont différentes là-bas, parce qu’il y a un partage d’expérience qui est intéressant. Et puis, pour les collaborateurs, ce qui est assez chouette, c’est que pour le coup c’est le centre de congrès qui accueille, donc en l’occurrence Québec, qui a choisi sur la base des candidatures nantaises. Comme ça, on est neutre et donc il n’y a pas de favoritisme par rapport à un tel collaborateur. Donc on va dupliquer ça avec Montréal dans quelques semaines. Et puis, au-delà de ça, c’est aussi partager sur les bonnes pratiques en termes de stratégie de développement, sur l’accueil congrès, même si Montréal, forcément, joue dans une autre catégorie étant donné la taille de la ville. Québec est plus proche de Nantes, on va dire, en termes de structure. Donc ça, c’est le premier point. On a des sujets aussi de collaboration plus global, on va dire, dans la mesure où la collaboration Outre-Atlantique, elle se situe sur différents aspects autour de l’enseignement supérieur de la recherche, autour de la santé, autour de l’innovation, autour des industries culturelles et créatives. Donc là, c’est effectivement, il y avait une délégation à laquelle j’ai eu la chance de faire partie, une trentaine de personnes dans lequel un certain nombre d’acteurs du territoire de Nantes et de Saint-Nazaire se sont déplacés, mais chacun dans leur domaine, avec des croisements et là, ce qui est intéressant, c’est qu’effectivement, il y a un certain nombre de sujets qui sont posés, notamment avec la SAMOA et le quartier de la Création, le quartier des spectacles de Montréal, avec Québec international. Il y a un certain nombre de collaborations, je pourrais disserter longtemps là-dessus. Mais ça montre que le territoire a une relation établie. Notre président, Francky Trichet, était chef de la délégation. Il a pu aussi conforter les relations avec Québec, avec le maire de Québec. Il y a des collaborations Québec-Lausanne-Nantes aussi, sur un certain nombre de sujets autour de la santé, de la pleine santé. Donc ça pose des jalons et ça montre que Nantes continue à explorer effectivement ces collaborations-là. Nous, on se garde aussi la possibilité au niveau du Bureau des Congrès de travailler avec des territoires européens pour voir de quelle manière, à un moment donné, on arrive à trouver des destinations de trois. Et effectivement, sur cette même logique, sur cette même stratégie. C’est un travail qu’on opère actuellement pour voir de quelle manière on peut, à un moment donné, formaliser des collaborations un peu plus proches.

 

Nicolas Guillermou : On va terminer sur une question un peu légère. Si demain, je suis un organisateur d’événements, Alors pas forcément avec un énorme nombre d’invités, mais est-ce que tu aurais un lieu nantais un peu méconnu que tu me conseillerais de choisir ?

 

Olivier Le Floch : Là,tu vas me mettre en difficulté, parce que moi, en tant que directeur du Bureau des Congrès, je suis censé être neutre.

 

Nicolas Guillermou : Ça peut être un lieu extérieur, ce n’est pas forcément un lieu privé.

 

Olivier Le Floch : Écoute, il y en a tellement des lieux à Nantes. Alors je vais te dire un lieu, et comme ça, je vais être politiquement correct, c’est surtout le lieu qui va ouvrir, et c’est La Cité des Imaginaires. Je pense qu’il va être un projet assez extraordinaire qui, effectivement, se situe près du Jardin extraordinaire au Bas Chantenay, qui ouvrirait en 2029, qui sera un musée dans le prolongement du musée Jules Verne, qui sera un espace, un musée dédié à Jules Verne, avec effectivement un certain nombre d’espaces, aussi bien de culture scientifique et technique. Des espaces en rooftop. Exactement. Qu’on a hâte de découvrir. Et c’est aussi une manière de montrer qu’il continue à y avoir des projets à Nantes, et que Nantes continue à se développer. Donc voilà, on a hâte aussi, parce qu’il faut savoir que ces lieux-là, sont souvent aussi des marqueurs pour nous, comme l’ont été les machines et continuent à l’être, de valorisation de Nantes à l’extérieur, de montrer qu’effectivement, il se passe des choses différentes à Nantes. Et donc, notamment pour les soirées de gala ou pour des plus petites réunions, au-delà de visiter le lieu, c’est aussi des opportunités pour nous de valoriser le territoire. Donc, on a vraiment hâte à ce projet-là. Et puis après, on a plein de lieux tellement différents et riches sur le territoire. J’invite les gens à aller voir sur le site Bureau des Congrès, tous les tous les adhérents. On a des lieux aussi super à Saint-Nazaire, à Pornichet. On a un territoire qui est quand même en mouvement. Preuve en est, on est en période de réadhésion du Bureau des Congrès. On a cinq nouveaux lieux qui rentrent et notamment des lieux culturels. Donc ça montre aussi qu’à un moment donné, on a une mixité de membres et ça, c’est assez chouette.

 

Nicolas Guillermou : Écoute, merci beaucoup Olivier pour cet échange.

 

Olivier Le Floch : Merci à toi.

 

Nicolas Guillermou : Merci à tous et toutes pour votre écoute. N’hésitez pas évidemment à partager cet épisode et à nous suivre sur les réseaux sociaux. Et surtout, n’oubliez pas dans l’événementiel, on n’a pas un métier facile, mais c’est quand même mieux que de travailler. Merci beaucoup d’avoir écouté jusqu’au bout ce podcast de Good Morning Event. N’hésitez pas à mettre une note de type 5 étoiles sur les plateformes à travers lesquelles vous écoutez le podcast et même un petit commentaire sur Spotify. Ça aidera pour son référencement. Vous pouvez également nous envoyer un petit mail à l’adresse qui est indiquée en description pour nous conseiller de futurs invités ou nous faire part de vos impressions. Et à très bientôt pour un nouvel épisode.