Tony Parker, Nike et la Statue de la Liberté : un cas d'école de marketing événementiel et de guérilla marketing !

Tony Parker, Nike et la Statue de la Liberté !

Créer un événement marquant sans budget colossal, capter l’attention des médias en quelques heures et transformer une action éphémère en référence durable du secteur : c’est le rêve de toute agence événementielle. En 2005, Nike et l’agence Ubi Bene l’ont fait, en frappant un grand coup dans l’histoire du marketing événementiel français.

 

En habillant la Statue de la Liberté parisienne d’un maillot géant de Tony Parker, l’opération a déclenché un raz-de-marée médiatique mondial. Une action spectaculaire, non autorisée, pensée comme une véritable mise en scène urbaine, à la frontière entre communication, événementiel et performance artistique.

 

20 ans plus tard, ce coup reste étudié comme un cas d’école de l’événementiel audacieux, démontrant que la créativité, le timing et la maîtrise des symboles peuvent générer des retombées bien supérieures à celles d’une campagne publicitaire classique.

 

 

 

Une opération de communication événementielle spectaculaire au cœur de l’espace public !

 

 

Le 28 juin 2005, à l’aube, une équipe de cordistes professionnels intervient sur la réplique parisienne de la Statue de la Liberté, située pont de Grenelle. En quelques minutes, un maillot géant noir des San Antonio Spurs, floqué du numéro 9 de Tony Parker, est installé sur le monument. L’opération est rapide, millimétrée, pensée comme un véritable dispositif événementiel urbain.

 

À peine le jour levé, l’événement attire les regards, puis les médias. Passants, journalistes, photographes : la scène devient un point de convergence médiatique, sans scène, sans invitation, sans plan média. À midi, les images font l’ouverture des journaux télévisés. Le soir même, l’opération est relayée à l’international.

 

Derrière ce coup, Nike et l’agence Ubi Bene orchestrent une action de guérilla marketing événementielle, assumant l’illégalité pour maximiser l’impact. Aucun droit d’occupation, aucun dispositif lourd, seulement un concept fort, un symbole universel et un timing parfait, juste après le deuxième titre NBA de Tony Parker.

 

Cette opération démontre plusieurs fondamentaux de l’événementiel moderne : 

  • l’importance du spectaculaire dans un environnement médiatique saturé
  • la puissance des symboles dans une narration événementielle
  • la capacité d’une activation événementielle à générer une visibilité mondiale en quelques heures

 

Avec un budget dérisoire et des retombées estimées à plusieurs millions d’euros en équivalent publicitaire, cette action prouve que l’événementiel peut devenir un accélérateur de notoriété incomparable, à condition d’oser sortir des cadres traditionnels.

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